Sonntag, 14. Oktober 2007

Handsome Furs, Paris, 12.10.07

Concert: Handsome Furs
Lieu: La Flèche d'or, Paris
Date: 12.10.2007


En fait, je ne vais jamais au cinéma. Non pas parce que je n'aime pas, mais parce que je traîne toujours dans un concert ou un autre et que je n'ai pas le temps d'y aller. Mais hier, pour la première fois en 2007, je me suis retrouvé dans une de ces salles obscures , un fan de Joy Division se devant d'aller voir "Control"... Un peu réticent quand même au début, ce grand débalage soudain sur un groupe que la plupart ont ignoré pendant 20 ans me laissant un peu sceptique. Mais que l'on se rassure au bout du compte le mystère sur la vie de Ian Curtis reste entier (pas de grand finish version kitsch-américain) et les performances live sont retransmises dans une qualité de son exceptionnelle.

Les personnalités déchirées et trop tôt disparues deviennent vite des légendes, comme par exemple Kurt Cobain, dont le groupe était (et est encore, vu comme ça) chez Sub Pop Records, qui doit se faire encore de l'argent avec, mais qui continue quand même son activité avec des groupes plus recents, comme les Decemberists et autres artistes indés. Un de leurs poulains, le groupe canadien Handsome Furs était annoncé ce soir à la Flèche d'or. Ce duo se compose de Dan Boeckner, de Wolf Parade et de sa fiancée Alexei Perry. Voyons voir ce qu'ils ont à apporter au célèbre label de Seattle...

La Flèche d'or était assez modérament pleine lorsque j'arrivais vers 23.15, m'ayant épargnés les groupes précédents, qui m'étaient totalement inconnus. Un peu plus tard, le couple entra sur scène pour installer son matériel (il n'y a pas grand'chose, une guitare pour lui et une petite table de mixage pour elle). C'était leur deuxième soir ici, ils paraissaient de fort bonne humeur, racontant qu'ils avaient passé l'après-midi à se balader dans Paris et qu'ils s'y amusaient bien! D'ailleurs ils soulignèrent à plusieurs reprises combien les gens étaient sympas et que le Canada (surtout l'ontario) c'est de la merde! Ce n'est donc pas en pensant à Paris, mais plutôt à une ville canadienne qu'ils présentèrent leur morceau "Handsome Furs Hate This City", et la belle énergie qu'ils y déployèrent donnait à la prestation une grande sincérité!... Ils vivent actuellement à Montreal, n'ont toutefois pas l'air d'en être originaire, puisqu'au contraire de Malajube ils ne parlent pas un mot de français. Dommage, je trouve l' accent québécois à mourir de rire! A la place ils préfèrèrent faire parler guitare et synthé. La voix du chanteur me faisait souvent penser à Win Butler, mais un certain déchirement devait beaucoup à ... Ian Curtis! A part que cela ne me semblait pas vraiment authentique, mais plutôt forcé. Mais, bon, c'était divertissant et amusant, d'autant plus que la jolie Alexei montrait un bel engagement et un charmant sourire. Lors d'un morceau, Dan délaissant sa guitare, ils se mirent tous les deux à la table et tripotèrent à quatre mains les différents boutons. Il n'y a pas grand'chose sinon à dire sur cette soirée, l'album "Plague Park" ne comprend de toute façon que 9 titres, qui furent presque tous joués. Le concert fut donc plutôt court, pas le temps de s'ennuyer, mais pas non plus de se pâmer d'extase...



Mittwoch, 10. Oktober 2007

Feist, Paris, 09.10.07


Concert: Feist
Lieu: La Cigale, Paris
Date: 09.10.2007
Spectateurs: complet depuis longtemps!

Les français adorent "adopter" les artistes étrangers qui viennent s'établir chez eux. C'est ainsi que Picasso, Jacques Brel, Romy Schneider ou encore Karl Lagerfeld ( qui peut imaginer qu'un "dieu" de la mode soit originaire d'Allemagne!) sont allègrement comptés comme faisant partie du patrimoine national.

Les derniers venus sur cette liste sont, dans le monde musical, les deux soeurs de Cocorosie, Herman Düne, le jeune américain Beirut et naturellement... Feist! Leslie Feist pour être exact, canadienne d'origine, avec pour ex-domicile la "plus belle ville du monde" selon les français, Paris! De son propre aveu elle a "habité près de l'Eglise Notre-Dame-de-Lorette", en français dans le texte, ce qui ne lasse pas de ravir le public parisien! Une américaine avec style et charme! Pour tout dire, on dirait une vraie parisienne! Incroyable!...

Mais avant cela joua le collectif néo-hippie Broken Social Scene, groupe au sein duquel Feist a commencé sa carrière. Ils nous présentèrent ce soir une musique très enlevée, du bon vieux rock-college, à ma grande surprise sans fioritures. Lorsque j'eus l'occasion de les voir, en tête d'affiche à l'époque, il y a environ deux ans, c'était un concert très différent: les morceaux très complexes, parfois même indigestes dominaient. Il était réconfortant de voir qu'ils pouvaient faire quelque chose de plus accessible, le meilleur exemple en étant donné par le très réussi "Lucky Ones" issu du nouvel album "Spirit If". Egalement excellent "The Fucked Up Kid", qui fera l'objet d'une version acoustique pendant le concert de Feist et dont je n'arrive pas à determiner quelle version est ma préférée! A propos Feist, elle fit une soudaine apparition sur scène et, armée d'une feuille, accompagna pendant deux morceaux son ancien groupe! Je ne sais malheureusement pas de quels titres il s'agissait, dans l'un on entendait les mots "Please don't scream out", peut-être un fan pourra-t-il m'aider?

Je ne pus non plus me saisir de la setlist, la jeune femme du personnel qui en avait plusieurs exemplaires n'entendit pas mes appels désespérés et me tourna le dos...

La pause entre les deux concerts me remit en mémoire pourquoi en fait je déteste venir pour la première partie: je ne supporte pas ce long moment à attendre que la scène soit installée, le bar est plein à craquer on n'arrive pas à passer commande, on prend bêtement racine en baillant aux corneilles et c'est long, si long...

Mais bon, tout est oublié lorsque la jolie canadienne entre (ou plutôt rentre) sur scène et lance gentiment "Salut! Comment allez-vous?" De cette dernière phrase elle developpe presque une petite intro, ce qui plait bien evidemment, on se demande d'ailleurs ce qu'elle pourrait faire qui ne recueillerait pas les suffrages d'un public qui lui est tout acquis! Heureusement pour elle d'ailleurs, les parisiens étant assez radicaux, quand ils aiment quelqu'un, ils lui passent tout, mais quand ils ne l'aiment pas ils ne pardonnent rien, Martina Hingis, finaliste malheureuse face à Steffi Graf à Roland Garros s'en souvient encore, elle qui fut si copieusement sifflée pendant presque toute la rencontre...

Une version rock de "When I Was A Young Girl" ouvrit le concert, l'atmosphère était tout de suite excellente, bien que pas encore euphorique. Ensuite vint ses souvenirs sur Paris, lorsqu'elle vivait quasi porte à porte avec La Cigale, "c'est mon quartier ici", souligne-t-elle, le public s'attendrit, mais il faut avancer et déjà sonnent les premiers accords de "So Sorry"! Aucune raison de s'excuser de produire d'aussi jolies choses... On enchaîne sur "My Moon, My Man", un grand moment d'émotion, le public chante aussi! Lors du morceau suivant, "The Park" elle est pour la première fois seule sur scène, le groupe l'accompagnant s'étant retiré. Elle a d'ailleurs maintenant ses propres musiciens avec même trompette et cuivres!

Ce petit orchestre et la multitude de lampions accrochés rendait l'atmosphère encore plus agréable pendant que Leslie chantait "There's a limit to your love". Ce qui ne parait pas être le cas ici, l'attachement du public pour Feist semblant sans limites... Rien d'étonnant avec un tel morceau! La douce voix soul de la chanteuse, qui fit monter encore la température de la salle, ses battements de cils, ah la la on en est tout chose et on lui pardonne volontiers de tordre parfois les lèvres de manière un peu curieuse! "I Feel It All" et "Fucked Up Kid" précèdent "Honey, Honey", morceau égalemment éxécuté en solo par l'artiste, qui nous explique d'abord de quoi il retourne: "This is a song about the ocean", fait-elle en accompagnant ses paroles de grands mouvements de la main, probablement pour imiter le mouvement d'un poisson. Elle aurait pu expliquer ce que sont les "doldrums" qu'elle mentionne. Après moultes recherches sur Google, il s'agit de la zone des calmes des régions équatoriales, où les ouragans prennent naissance...

"Gatekeeper" et "Inside Out" furent aussi particulièrement appréciés, avant d'atteindre l'apogée (et la fin) du concert: sur "1234" tout le public chante à tue-tête et se balance, rien d'étonnant à ce que cette chanson ait même réussi à faire son entrée dans les charts, personne ne peut échapper au charme de cette ritournelle! Le dernier titre, "Mushaboom", qui fut repris par Bright Eyes, fut dédié à ... Paris, un beau geste de la part de celle qui, entre-temps est retournée à Toronto. La récompense ne se fait pas attendre, le flot d'applaudissement à la fin du concert est retentissant, le parquet de la Cigale est pendant de longues minutes agité de tremblements!

Le rappel comprend quatre morceaux, couronné par "Let It Die", titre pour lequel tous les musiciens de la soirée y compris ceux de Broken Social Scene montent sur scène et dansent ensemble! Avant cela un jeune homme blond vêtu d'un pantalon rouge fit une courte apparition pour interpréter un morceau appelé "Boyfriend Song". Feist elle-même n'était alors pas présente sur scène, mais elle remercia le chanteur, qui se nomme Gentleman Reg si j'ai bien compris, d'une bise sur la joue! On aurait volontiers été à sa place, mais on ne peut pas tout avoir et même sans baiser de l'ex-parisienne ce fut une soirée pleine de classe et de charme!


Setlist Feist, La Cigale, Paris:

01: When I Was A Young Girl
02: So Sorry
03: My Moon, My Man
04: The Park
05: The Limit To Your Love
06: I Feel It All
07: Fucked Up Kid (Broken Social Scene Reprise)
08: Honey, Honey
09: Open Window
10: Gatekeeper
11: Brandy Alexander
12: Inside Out
13: Secret Heart
14: Past In Present
15: The Water
16: 1234
17: Mushaboom

18: Intuition (R)
19: Sealion (R)
20: Boyfriend Song (Gentleman Reg) (R)
21: Let It Die (R)

Photos de Feist ici


Dienstag, 9. Oktober 2007

Biffy Clyro, Paris, 08.10.07


Concert: Biffy Clyro
Lieu: La Maroquinerie, Paris
Date: 08.10.2007
Spectateurs: environ 450

Ames faibles s'abtenir ce soir, place à du rock, du vrai, du dur! Biffy Clyro s'étaient annoncés et ils n'ont pas l'habitude de plaisanter! Après autant de musique pop et de douceur, j'avais besoin de quelque chose de plus solide et les écossais arrivaient à point nommé!

J'avais déjà eu l'occasion de les voir, quoique brièvement, lors du festival de Highfield. Il faut dire qu'au moment où ils jouèrent je commençais à fatiguer après 3 jours de festival et qu'en plus je n'avais pas encore leur album "Puzzle". Je sais bien que c'était une faute, ce disque est plein d'hymnes rock - mais mélodieux quand même- et on ne s'y ennuie pas une seule minute!

Tout pour passer une bonne soirée donc, et je ne vais pas faire jouer le suspense plus longtemps, mes attentes furent comblées! Avant que les trois musiciens, c'est à dire le chanteur et guitariste Simon Neil et les frères Johnston, Ben à la batterie et James à la basse, ne fassent leur entrée en scène ils se firent bien sûr attendre un peu, à quoi ça sert de jouer du rock si on ne peut pas se conduire comme une star!

Enfin le grand moment arriva et les trois se précipitérent sur leur instruments respectifs. Pour continuer dans la veine "je-suis-une-rockstar", Simon et Ben déboulèrent torse nu, seul James (un peu timide peut-être?) avait tenu à mettre un tee-shirt. Je ne suis pas sûr qu'ils aient compris de quoi il retournait lorsque le public se mit à scander le nom de Sebastien Chabal dès qu'ils virent le chanteur... Une certaine ressemblance était là et que voulez-vous, la France vit en ce moment au rythme du rugby!

Le premier morceau, "Bodies In Flight", ne me disait rien car il était issu d'un album plus ancien, et que ma collection se limite à "Puzzle" et "Infinity Land". On s'en fiche, c'était bien quand même, bien que pas encore aussi compact et fort que les morceaux actuels. Mais ils se rattrapèrent bien vite et avec "Who's Got A Match" et "Saturday Superhouse" ce furent deux tubes de "Puzzle" qui se succédèrent! Boum boum, jeu, set et match pour l'Ecosse!

Le rythme était démoniaque et les trois tatoués ne relâchèrent jamais la pression et avec "My Recovery Injection" de l'album "Infinity Land" jouèrent l'un de mes titres favoris. Une construction assez géniale, cette chanson, ça commence d'une manière assez anodine puis se developpe avec un refrain retentissant qui ne sort plus de la tête et les paroles "And nothing matters anymore" qui claironnent!

Ce n'est qu'avec la ballade "Machines" que le groupe leva pour la première fois un peu le pied de l'accélérateur, après moult morceaux de rock plus détonnants les uns des autres! Ne citons ici que les sensationnels "Questions & Answers"et "Get Fucked Stud" et bien sûr vers le milieu du concert le formidable "Living Is A Problem Because Everything Dies", un tube s'il n'y en a jamais eu, qui ouvre l'album "Puzzle". Epoustoufflant la manière donc les musiciens ont pu rendre les passages des choeurs en live! Et dans une version encore plus rapide, plus dure, plus convainquante que sur le CD, bravo! Voilà un candidat pour le meilleur single de l'année!

A part la musique il y avait aussi beaucoup à voir, les tatouages sur le ventre et le dos de Simon étaient impressionants et la manière dont Ben "maltraitait" sa batterie me fit presque venir les larmes aux yeux! "Glitter & Trauma" conclut, tôt, beaucoup trop tôt!, ce concert, mais évidemment, nous eûmes droit à un rappel: la ballade "Joy.Discovery.Invention" suivi de "There's Such Thing As A Jaggy Snake", probablement le morceau le plus dur de la soirée! Les trois p'tits gars montrèrent une fois de plus de quoi ils étaient capables avant de quitter définitivement la scène, en français ("merci beaucoup"), s'il vous plait! Rien de tel qu'une bonne dose de Biffy Cliro pour vous remettre les idées en place!


Setlist Biffy Clyro, Paris, Maroquinerie:

01: Bodies In Flight
02: Who's Got A Match
03: Saturday Superhouse
04: My Recovery Injection
05: A Whole Child Ago
06: The Kids From Kibble...
07: Questions And Answers
08: Love Has A Diameter
09: Living Is A Problem Because Everything Dies
10: Justboy
11: Get Fucked Stud
12: Machines
13: Now I'm Everyone
14: Glitter & Trauma

15: Joy.Discovery. Invention (R)
16: There's Such Thing As A Jaggy Snake (R)

Photos du concert de Biffy Clyro ici


Freitag, 5. Oktober 2007

Soko, Sharko etc., Paris, 04.10.07


Concert: Soko + Sharko + Euros Childs + The Rodeo

Lieu: La Flèche d'or, Paris
Date: 4/10/2007
Spectateurs: environ 500

La Flèche d'or est vraiment un chouette coin, l'entrée ne coute rien, les filles jolies et le programme musical n'est en général pas mal non plus! Si seulement c'était juste un peu plus près de chez moi ce serait le paradis!...Déjà la station Gambetta n'est pas spécialement proche, mais en plus quand on est là, on n'est pas encore entièrement arrivé...

Mais bon, plus gênant est le succès dont est victime cet endroit et qui provoque fréquemment des files d'attente fort importantes. Vu le programme de ce soir, Soko, Euros Childs, Sharko et last but not least The Rodeo, rien d'étonnant à ce que ce soit le cas encore aujourd'hui. Pas mal pour une soirée gratuite!...

Heureusement l'effrayante foule de gens massée aux portes se dispersa assez rapidement et je pus me poster à temps devant la scène entourée d'un gigantesque cadre doré, pour assister -enfin!- au concert de Soko. Ceux qui connaissent le blog, ou sa version allemande, ont déjà entendu parler de Soko, ce projet autour de la très charmante Stéphanie Sokolinski, accompagnée de différents musiciens qui l'aident pour les concerts. L'heureux élu de ce soir s'appelait Robin Le Duc, du groupe Robin Le Duc & The Pacemakers, que j'avais eu l'occasion de voir en première partie de Constance Verluca. C'est une grande famille ici à Paris et ce n'est pas pour rien qu'il y a dans cette belle métropole un groupe qui se nomme Tahity Boy And The Palmtree Family et qui, un peu comme les canadiens de Broken Social Scene, regroupent des musiciens membres d'autres formations telles que Hopper, Syd Matters, Los Chicros etc.

Stéphanie ne se balade donc pas toute seule, même si elle est la force motrice de Soko. Et elle fait preuve d'une belle énergie,
malgré certaines insatisfactions que certains diront inérentes à la gente féminine, "i hate my face today, i think i look so shitty... my hair are crazy, i look disgusting..." ("Shitty Day")! Mais non Stéphanie n'a jamais l'air "shitty", elle est au contraire tout ce qu'il y a de plus ravissant et je ne pense pas être le seul à le penser ( 770 000 (!) clics sur MySpace)! Mais sa popularité n'est sûrement pas dûe uniquement à son physique, c'est aussi une bête de scène! Elle sait commander aux foules en délire, comme lorsqu'un nouveau titre réclame l'aide du public: " écoutez, maintenant nous allons faire la chanson "Baby Cat", á chaque fois que vous entendrez "Baby Cat" vous devrez miauler". Et ça marche, "This is the Story of the Baby Cat-Miaou, Baby Cat-Miaou"!...

Et ce n'est pas le seul morceau à marcher, "The Dandy Cowboys" aussi, une chanson country très drôle que l'on peut entendre sur le EP "Not Sokute", disponible sur i-tunes, ou bien sûr "I'll Kill Her", déjà presque un classique! Celui qui connait par coeur le EP précité se rejouira peut-être encore plus des nouveaux morceaux, la ballade "Hide And Seek" par exemple ou le tordant "I Think I'm Pregnant (I'm Fat And Heavy"), lorsqu'elle se demande comment elle peut être enceinte alors qu'elle prend la pilule depuis qu'elle a 13 ans et qu'elle n'a de rapports intimes qu'avec ses mains...

Beaucoup de questions donc de la part de la franche Stéphanie (" il fait chaud, je sue comme un boeuf"), mais si une ne se pose pas, c'est bien de savoir si l'album de Soko va marcher! Ce sera un succès, il n'y a pas d'autres possibilités!!!


Setlist Soko:

01: Shitty Day
02: People Always Look Better In The Sun
03: Baby Cat
04: The Dandy Cowboys
05: My Wet Dream
06: "I Shared My Life With You" (You're My Enemy Now)
07: I'll Kill Her
08: Hide & Seek
09: I Think I'm Pregnant (I'm Fat And Heavy)
10: The Way I Feel Inside (Reprise des Zombies)
11: My Ex-Boyfriends

Lien: plus de photos de Soko

Le groupe suivant, les gallois Euros Childs, firent en fait un réapparition sur scène, puisqu'ils étaient venus quelques minutes auparavant fournir une assistance vocale à Soko sur l'une de ses chansons. Vêtu d'un tee-shirt bleu nuit de The Longcut et accompagné de son groupe, l'ancien meneur de Gorky's Zygotic Mynci se mit tout de suite au travail: il s'agissait de ne pas laisser retomber l'atmosphère survoltée créée par Soko!! Et cela ne lui réussit pas trop mal, particulièrement avec "Horse Riding", joué assez tôt dans le concert. Ce single issu du (déjà) troisième album "The Miracle Inn" est plein d'élan, avec un petit quelque chose qui rappellait Paul Mc Cartney! Sinon je pensais souvent aux Beach Boys ou aux Kinks et bien sûr, comme souvent lorsque l'on est face à un mélange de pop et de psychédélisme aux Flaming Lips et autres Mercury Rev.

Du dernier album étaient également issus "Ali Day" et "The Miracle Inn", deux autres très bons morceaux, tandis que l'ensoleillé et relax "Costa Rita" venait de l'abum "Chops". Mais le titre le plus cool et le plus adéquat de cette soirée fut sans contexte la dernière chanson "My Country Girl", qui bat largement le morceau des Primal Scream portant le même titre!


Setlist Euros Childs:

01: Her Ways
02: Horse Riding
03: I'm Seeing You
04: Ali Day
05: The Miracle Inn
06: Costa Rita
07: Chop Chop (Reprise de The Sweet?)
08: My Country Girl

Euros Childs devaient ensuite quitter assez rapidement la scène pour faire place aux belges Sharko, qui semblait être la tête d'affiche de la soirée. La plupart des gens, à qui je posais la question, avouèrent être venus essentiellement pour lui... Particulièrement bien représentée était la gente féminine, serrée au premier rang lorsque le trio fit son apparition. Le groupe est emmené par David Bartholomé, un type avec une coiffure qui n'est pas sans rappeler celle de certains footballeurs et des chaussures de randonnée assez peu sexy. Mais qu'est-ce-que les filles peuvent bien lui trouver?!... Il me faisait plutôt penser à un acteur de porno des années 80 et on ne peut pas non plus dire que le guitariste Teuk Henri (en voilà un nom!) soit un canon, seul le batteur Julien Paschal peut à la rigueur passé pour un bourreau des coeurs.

Alors qu'est-ce qui rend Sharko si attirant ? La similitude de (sur)nom avec le prèsident?! J'ai des doutes... C'est plus sûrement la voix incroyablement pénétrante de David Bartholomé, un organe véritablement enthousiasmant! En tout cas pour ceux qui étaient fans de Police et aiment encore Sting. La ressemblance est absolument stupéfiante et j'avoue que je n'y restais pas non plus indifférent. Et pourtant quelque chose me gêne. Lorsqu'ils chantent "Excellent "(I'm Special) et invitent les spectateurs à reprendre en choeur et en hurlant le refrain, on dirait un peu qu'ils fayotent auprès du public. Ce genre de choses est réservé à quelques groupes d'exception comme les Kaiser Chiefs et basta! D'accord ça parait un peu sévère mais ce genre de rock de stade, ce n'est pas ma tasse de thé (ou mon verre de bière, comme vous voulez)!

Et le fait que le chanteur, qui entre parenthèses jouait également une basse très marquante, se croit obligé d'escalader le bar et d'encourager le public de ce promontoire n'était pas fait pour me convaincre (n'est pas Ricky Wilson qui veut)... Mais, bon, on ne peut nier que ce spectacle fut accueilli très positivement par un public enthousiaste. "No Contest", i'm the best chantèrent avec un grand sens de l'opportunité ensuite les belges et ils ne paraissaient pas être les seuls de cet avis dans la salle!

En fait je suis encore un peu indécis quant à mon opinion sur ce groupe. Avions-nous affaire à un rock un peu gras poussé vers la mélancholie ou est-ce une entrainante et bonne musique? Leur tube incontesté "I Went Down" me fait hésiter, je n'arrive pas à me le sortir de la tête!

Setlist Sharko:

01: Minute
02: Sugarboy
03: Motels
04: Spotlite
05: Excellent
06: Sweet
07: Protection
08: No Contest
09: Rip Off
10: Trip
11: I Went Down

12: Radio 1 (R)


Après la prestation de Sharko, la Flèche d'or se vida de manière significative, direction le dernier métro, sinon c'est velib mais il n'y en a pas pour tout le monde! J'hésitais puis décidais de rester ecore un peu pour ne pas rater The Rodeo, un groupe que j'apprécie fort. Et cette decision s'avéra très vite excellente! The Rodeo est un projet annexe (peut-être moins entre temps) de Dorothée, la chanteuse de Hopper! Cette charmante jeune femme brune nous met d'ailleurs tout de suite au parfum: "I'm Rude"! Au moins c'est clair! Mais elle a plusieurs visages et elle n'est pas toujours grossière et impertinente, mais aussi, quand il le faut, douce et sensible. Comme modèles on peut citer Karen Dalton, Cat Power, ou encore Joanna Newsom, ce qui montre bien son enracinement dans la musique folk. The Rodeo apporte un vent frais dans cette scène musicale parfois un peu poussiéreuse et une française qui chante du folk et du blues américain, c'est formidable! Surtout quand autant d'excellentes chansons se suivent, comme "Your Love Is Huge" et "People Know" pour ne citer que celle-ci!Le morceau de conclusion, "Winterlands" était encore un poil plus acéré et, avec ses paroles déchirantes ("no more pain") et la douce mélancholie qui l'habite. allait droit au coeur! Quelle fin magnifique pour un concert de toute façon sans fautes! A quand un album ou au moins un EP, j'ai déjà ma carte de crédit à la main!..

Setlist The Rodeo (and The John Wayne's)

01: I'm Rude (solo)
02: I Could
03: Hard To Say/I'm Gonna Leave You
04: People Now
05: Feel The Fire
06: Your Love Is Huge
07: Little Soldier
08: Cha Cha Cha
09: High Resolution World
10: Winterlands

Photos du concert ici


Donnerstag, 4. Oktober 2007

My Brightest Diamond, Paris, 02.10.07

Concert: My Brightest Diamond
Lieu: La Maroquinerie
Date: 02.10.2007
Spectateurs: Dommage, pas tout à fait complet!

Un grand petit bout de femme, telle pourrait être la conclusion de cette soirée! Mais reprenons du début...

Shara Worden, ainsi se nomme le concentré d'énergie qui m'avait déjà enthousismé il y a quelques mois au Point Ephémère, se produit en tant qu'artiste sous le pseudonyme My Brightest Diamond, ce qui lui va comme un gant, tant son talent brille haut et clair! Elle m'avait, et je n'étais pas le seul, ému aux larmes et ceux qui étaient présents à ce concert en parlent encore...

La magie allait-elle jouer encore aujourd'hui? Mouchoirs ou pas mouchoirs? La première émotion de la soirée était la colère et je ne la devais qu'à moi-même: parti, comme souvent (qui a dit comme d'habitude?) euh, disons pas en avance, je ratais les deux premiers titres du spectacle!! La Maroquinerie avait décidé d'être ponctuelle... Au moins on n'a pas le temps de s'ennuyer avant que ça commence! La charmante Shara était venue accompagnée de deux musiciens, respectivement à la basse et à la batterie, elle-même, en plus du chant, assurant la guitare et parfois des parties au keyboard. Après le mélancholique "We Were Sparkling", on s'approcha du premier grand moment du concert sous la forme de "Something Of An End", le titre-star de son excellent album "Bring Me The Workhorse". Ce dut alors un festival noisy et sauvage, lorsque la chanteuse fit hurler sa Gibson, son corps frêle se tordant sous la musique! Rapide comme du vif-argent ses mouvements effrénés la firent bien souvent échapper à l'objectif des photographes...

"Gone Away" calma un peu l'atmosphère d'une Maroquinerie surchauffée, pendant que la petie Shara (par la taille! Elle ne doit pas faire beaucoup plus d' 1m.50...) chantait de son incroyable voix "It's so cold without you"! Une tendresse, une douceur, une sensibilité... Un vrai rêve! Une musicalité qui lui semble être toute naturelle, ce qui est peut-être bien le cas, vu qu'elle est issue d'une famille de musiciens et a suivi une formation classique. Et elle connait ses classiques, comme le prouva le titre "Ain't No Sunshine", une reprise de Bill Withers! Je préférais toutefois un morceau de sa propre composition, "Magic Rabbit". Un titre noir, mystique, presque gothique, comme souvent chez My Brightest Diamond. "All the Rabbits died in the spotlight", ce n'est certes pas très gai, mais d'une profonde beauté et de plus, cette chanson est construite d'une manière hautement dramatique! Une vraie sensation!

Avant le très bon "Disappear", nous eûmes droit à un nouveau morceau dont le titre ne nous fut malheureusement pas communiqué, ce qui était bien dommage, car c'était excellent! La fin du concert officiel ne nous laissa pas non plus sur notre faim: avec "Workhorse" ("No, No, No") et un "Freak Out" qui déménageait, l'ancienne chanteuse background de Sufjan Stevens, nous fit une démonstration parfaite de son côté rock!

Un vrai multitalent, cette mademoiselle Worden, et elle nous avait gardé une surprise pour la fin. "Can you sing in french, please?"demanda un spectateur quelque peu effronté. mais oui elle peut et très bien même! Sans une trace d'accent et un tout petit peu aidée par une feuille sur laquelle figuraient les paroles, elle nous interpréta un "Parlez-moi d'amour" superbe! Une façon aussi de s'attirer définitivement la faveur d'un public qui ne demandait que ça...

La salle hurlait de joie et n'en finissait pas d'applaudir, Shara fit de petites révérences et lançait des baisers dans le public. Après une autre chanson, en anglais cette fois, elle quitta de nouveau la scène. C'était sans compter avec l'endurance de l'assemblée, qui n'était pas décider à la laisser partir comme ça! Elle n'eut donc pas d'autre choix que de revenir pour une ultime chanson, "Youkali", également en français, un morceau ancien que l'on peut trouver sur l'album "Quiet B Sides", du temps où le groupe s'appelait encore Awry. J'ai mis un peu de temps avant d'identifier ce titre, honte à moi, les connaisseurs de My Brightest Diamond vont me maudire, mais cette erreur est heureusement réparée!

Fin connaisseur de musique ou novice, je ne peux que vous conseiller de vous précipiter le plus rapidement sur l'oeuvre de cette artiste hors du commun, et on se voit au prochain concert!...


Extraits de la setlist de My Brightest Diamond, Paris, Maroquinerie (à compléter):

- We Were Sparkling
- Something Of An End
- "Your Baby Doesn't Love You Anymore"
- Dragonfly
- Gone Away
- Ain't No Sunshine (Bill Whiters Cover)
- Magic Rabbit
- Nouveau titre
- Disappear
- Workhorse
- Freak Out

- Parlez-Moi D'Amour (J.Lenoir/Lucienne Boyer)) (R)
- Caged Bird? (R)
- Youkali (R)

Plus de photos du concert ici:




Dienstag, 2. Oktober 2007

Anna Ternheim, Paris, 01.10.07

Concert: Anna Ternheim
Lieu: Maison de Radio France , Paris (Black Session 270 France Inter)
Date: 01.10.2007
Spectateurs: les rangs étaient bien occupés!

Un concert dans une radio, voilà quelque une chose à laquelle je n'avais pas encore assisté! Cela se fit d'ailleurs promptement remarqué lorsque, accompagné de ma femme et de quelques autres aussi mal informés que moi, je me pointais à 19.30 dans le grand hall de la Maison de la Radio. Le personnel nous informa alors que nous étions bien trop en avance et que l'enregistrement de l'émission n'aurait lieu qu'à 22 heures! Nous avions bêtement cru ce qui nous avait été communiqué par mail, c'est ballot...

Après avoir passé deux heures à errer dans le quartier, c'est passionant le 16ème à cette heure-ci, nous revoilà. Le public qui faisait la queue avec nous, me faisait penser aux écolos des années 80 en Allemagne. je ne pensais pas que l'on vendait ces chaussures à bout en forme de patte de canard en France...

Enfin, le moment tant attendu arrive, la queue se meut et se dirige... vers les toilettes pour dames! Non, fausse alerte, nous continuons le long des couloirs jusqu'au studio 106, où nous sommes installés sur des fauteuils ma foi bien confortables équipés, eux, de dossiers et d'accoudoirs! L'animateur Bernard Lenoir pénètre dans la pièce et nous annonce la venue d'une "artiste, que je ne connais pas très bien, mais qui est déjà une star dans son pays et dont la musique se situe entre pop et folk"! Ça a le mérite d'être honnête, mais tout de même ce n'est pas ici une inconnue, elle a déjà joué à de nombreuses reprises à Paris et en France...

Enfin Anna arrive, avec sa chemise blanche, son pantalon un peu court retenu par des bretelles et ses rangers, son merveilleux sourire et ses chansons tristes. . Elle est toujours si sympathique et ses chansons, en partie autobiographiques sont si sincères qu'il nous semble bien la connaître, Anna, qui, à travers ses deux albums et au fur et à mesure des concerts, nous livre morceau par morceau des bouts d'elle! Que l'on ne s'y trompe pas cependant, elle a sûrement gardé quelque chose pour elle...

Voulant d'ailleurs probablement se sentir encore plus proche d'elle, l'un des spectateurs se leva dès le début de la première chanson et se planta devant la scène pour y rester toute la durée du concert! La première chanson était, puisqu'on en parle "Better Be" , interprétée acoustiquement, juste Anna et sa guitare. Je me renversais dans mon fauteuil et me laisser bercer par la voix mélodieuse et le jeu sensible de la suédoise...

A ma grande surprise, elle nous annonça alors que pour la première fois en France elle allait jouer avec son groupe! Pour chipoter, je rappellerais toutefois que lors du concert au Point Ephèmère, elle était accompagnée d'un batteur et d'un Keyboard, mais visiblement, s'ils ne sont pas au complet ça ne compte pas!

Après "China Girl", qu'elle joua seule avec son ipod, et dont elle nous dit que petite elle croyait que c'était une femme qui la chantait, elle regardait la couverture du disque et elle "la trouvait très belle", les musiciens firent donc leur entrée pour l'accompagner sur "Bridges". Ils étaient quatre, à l'exception du batteur tous barbus, un guitariste et un bassiste complétaient donc l'équipe du Point Ephèmère. Staffan, le guitariste était aujourd'hui très triste, car il avait cassé sa guitare, il avait fallu lui en trouver une autre! La présentation des musiciens et des morceaux se faisait en français, car la belle est polyglotte et on lui pardonne volontiers les quelques incertitudes sur le genre des noms! Certaines anecdotes étaient amusantes, d'autres tristes, comme l'introduction de la chanson "A Tribute To Linn", qui parle d'une "très bonne amie, c'est une chanson très très triste, mais très belle quand même". Je n'avais jamais vraiment prêté attention au texte et je sursautais en entendant les paroles "Today you should turn 25"... Heureusement, le morceau suivant "One To Blame", joué d'une manière très rock, m'empêcha de sombrer dans la mélancholie! Le batteur Andreas, se déchainait sur son instrument, peut-être pour effacer la frustation de la journée, puisqu'il y eut apparemment des problèmes techniques ("et il a crié à tout le monde, moi je pleure et lui il crie")...

Pour "No Subtle Man" dominait de nouveau une instrumentation un peu plus restreinte, mais quand même certaines chansons "rockaient" pas mal! "Shoreline" et "Today Is A Good Day" vers la fin remuèrent le studio et Anna se laissa même aller à quelques pas de danse et finit à genoux sur la scène! C'était la première fois que je voyais cela chez la plutôt timide chanteuse, super!!

Eh oui, chez Anna Ternheim jamais un concert ne ressemble à un autre, les chansons sont interprétées différemment d'un jour à l'autre et c'est comme ça que l'on passe à chaque fois une merveilleuse soirée pleine de surprises avec une artiste hors du commun, qui nous régala même de deux rappels!


Setlist Anna Ternheim, France Inter, Paris:

01: Better Be
02: China Girl
03: Bridges
04: Girl Laying Down
05: Bring Down Like I
06: Tribute To Linn
07: One To Blame
08: No Subtle Man
09: Lover's Dream
10: Let The Bells Ring
11: To Be Gone
12: Shoreline
13: Today Is Such A Good Day
14: My Secret
15: Halfway To Five Points

16: A Voice To Calm You Down (a cappella)
17: Elegi

* ne photos viennent d'un concert récent à Cologne.




Montag, 1. Oktober 2007

The New Pornographers, Paris, 30.09.07

Concert: The New Pornographers
Lieu: La Maroquinerie, Paris
Date: 30.09.2007
Spectateurs: bien plein!

Je hais les dimanches! Depuis toujours! Il ne se passe jamais rien, c'est si ennuyeux, si fade, si triste! Ecolier, je les détestais parce qu'ils annonçaient une nouvelle semaine, étudiant, parceque j'avais la gueule de bois! D'ailleurs que faire en un jour pareil? Un bon chrétien va à l'église, un fan de musique se trouve un concert! Et parfois même les deux, comme hier, d'abord un baptême puis une visite à ma chère Maroquinerie!

Les New Pornographers étaient annoncés, et je n'allais pas laisser passer cette occasion, d'autant plus que leur nouvel album "Challengers" est vraiment réussi. Un peu pompette à cause du champagne servi généreusement après le baptême, j'arrivais, une fois n'est pas coutume, à l'heure rue Boyer (du moins le croyais-je). Lorsque je pénétrais dans la salle, une jeune femme à l'allure fragile, armée d'une seule guitare rouge égrenait sur scène de superbes, mais aussi superbement tristes chansons. Elle semblait avoir oublié ces chaussures, puisqu'elle était assise nu-pieds sur sa petite chaise, mais aussi de se présenter, omission qu'elle rattrapera au milieu du concert "euh, on vient de me signaler que j'aurais dû dire mon nom, alors voilà je m'appelle Marie-Flore"! Son accent, ou plutôt l'absence de celui-ci, montra qu'elle était française, même si elle chante en anglais, sans accent non plus! Elle joua entre autres les trois morceaux que l'on peut écouter sur son site MySpace, "Airport", "Half Past Three" et "Empty Walls", allez donc vous rendre compte par vous-mêmes!

Etant curieux d'en apprendre plus sur cette artist, je me saisis d'une feuille que je croyais être la setlist. C'était bien une setlist mais de ...Los Chicros, qui apparemment avaient joués juste avant! Autant pour ma ponctualité...

Et la voici:

01: Anna
02: Diskonoise
03: Without You
04: New Orleans
05: Mountains
06: What's New
07: Like The Sun
08: What I've Done

Ensuite arrivèrent enfin les New Pornographers, toutefois sans Daniel Bejar (Destroyer), ni Neko Case, probablement occupés ailleurs. Pornographe n°1 A.C. Newman était quant à lui bien là, heureusement, car on ne peut tout de même pas remplacer tout le monde! Mes yeux se dirigèrent vers une très charmante jeune fille derrière le keyboard, qui reprenait les parties chant de Neko Case. La belle enfant au sourire enchanteur et aux fines mains se nomme Kathryn Calder et joue une rôle de plus en plus important dans le groupe. Si Wikipedia dit vrai, il s'agit de la propre nièce du chanteur Carl Newman, mais bien plus attractive physiquement que lui! Un rouquin assez costaud, il ressemble plutôt à un irlandais que l'on imagine bien visé au tabouret de son pub fétiche, regardant dehors tomber la pluie! Il me faisait penser à Jim Courier, l'ancien numéo 1 mondial de tennis, ce qui est plutôt bon signe, vu que j'aimais déjà bien ce joueur! D'ailleurs, ces canadiens m'étaient d'emblée très sympathiques, ils étaient ce soir venus à six, un bassiste barbu, un deuxième keyboarder un peu dodu, un autre guitariste et enfin le batteur, qui n'arrêtait pas de faire des grimaces assez drôles et qui fumait parfois une cigarette, complétant l'ensemble.

Le set était très mélangé et contenait des morceaux issus des quatre albums, même si, évidemment il était un peu plus focalisé sur le nouvel album "Challengers". En était tiré par exemple le premier titre, l'excellent "All The Things That Go To Make Heaven And Earth" qui donnait tout de suite le ton! Une pop énergique et rafraîchissante soufflait du début à la fin sur la Maroquinerie, en emportant tout sur son passage! Une autre tornade s'annonça avec "Use It", de l'album précédent "Twin Cinema", qui enchanta particulièrement le public américains qui dansait joyeusement devant la scène. "This spot is shit" affirma soudainement A.C. Newman en montrant l'emplacement devant son micro. Il voulait dire par là qu'à son avis, c'était l'endroit de la salle où l'acoustique était la plus mauvaise, et se renseigna tout de suite sur la traduction française de "shit". "La merde" lui répondirent plusieurs dizaine de voix! Il répéta plusieurs fois le mot avant de réaliser que son assertion pouvait être mal comprise et tint à expliquer qu'il ne voulait dire que cette place particulière et non pas tout le local! D'une manière générale les canadiens étaient de fort bonne humeur et enclin à la plaisanterie: " je me suis promené aujourd'hui dans Paris et je disais sans cesse "Excusez-moi", parce que c'est comme ça qu'on fait en France, les français sont polis. Si je fais pareil au Canada, les gens me regarde bizzarement, comme si j'allais leur prendre quelque chose!..."

Tout aussi divertissante que les anecdotes était la musique; " My Rights Versus Yours"et "Unguided" m'ont tout particulièrement plu. La fin du concert ne fut pas en reste, "Twin Cinema" séduit par ses riffs de guitare si marquants, "Sing Me Spanish Techno" respire la joie de vivre et "The Bleeding Heart Show" nous émeut par sa douce mélancholie.

Le public, qui manifestait une connaissance approfondie des textes (beaucoup d'américains), était enthousiasmé et applaudit le groupe jusqu'à ce qu'ils reviennent pour une ultime chanson (dont le titre sera communiqué ultérieurement).

Voilà en tout cas une bonne façon de finir un dimanche, finalement, il n'est pas si mal que ça ce jour!...



Setlist The New Pornographers, Paris, Maroquinerie:

01: All The Things That Go To Make Heaven And Earth
02: Use It
03: The Electric Version
04: All The Old Showstoppers
05: Jackie, Dressed In Cobras
06: Challengers
07: The Laws Have Changed
08: My Rights Versus Yours
09: The Spirit Of Giving
10: Mass Romantic
11: Unguided
12: Testament To Youth In Verse
13: Mutiny, I Promise You
14: Twin Cinema
15: Spanish Techno
16: The Bleeding Heart Show

Video: The New Pornographers (avec Neko Case) live